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décembre 4, 2010

Le paradigme Syndical

Classé dans : vivre en société — ssii @ 5:55

Le paradigme Syndical

L’exégèse de la pensée syndicale n’est pas chose aisée.
Si à l’ origine le monde était divisé en deux : La masse laborieuse d’un côté et les gros propriétaires terriens reconvertis dans l’industrie de l’autre ; vision un peu marxiste du monde. Aujourd’hui, il en va tout autrement.
Le salarié est fongible en patron ; les grands patrons ont disparu du paysage social, remplacés par des capitaines d’industries sortis des grandes écoles et interchangeables.
Si dans les petites entreprises le système patriarcal est de rigueur, il en va tout autrement dans les grandes mégapoles productives que sont-les usines ou dans les cités de la peur que l’on nomme le tertiaire.
Le salarié aujourd’hui dans les grandes entreprises ne rencontre jamais son employeur.
Il a affaire à son fac-similé qui se croit investi de pouvoir divin mais, qui en réalité, est un responsable kleenex. Si dans une usine le pouvoir hiérarchique correspond et consiste en une présence d’une autorité supposée derrière le travailleur chronomètre à la main, dans le monde de la production virtuelle, le chef n’est que fort peu apparent et la plupart mal défini.
L’introduction dans l’univers du labeur de la tierce intervention : Le prestataire, l’intérimaire a brouillé encore plus les relations salariés entreprises/ salariés patron.
La vision d’un patron omnipotent et omniprésent a disparu. La méthode, mise en place par Heinrich Himmler pour la solution finale, fonctionne à merveille. Là où la population serait révoltée par un ordre unique et conscient de ce qu’elle fait passe comme une lettre à la poste lorsque l’ordre est morcelé. Chaque individu exécutant une parcelle de la finalité sans savoir ce que fait l’autre. Un camarade quitte le poste, mais personne ne sait où il est parti, personne ne s’inquiète de son sort car il est très vite remplacé. Et s’il y a des velléités, elles sont vite calmées soit par un rappel à l’ordre, soit par une autre interpolation, soit tout simplement par le gendarme que chaque individu a dans sa tête depuis l’enfance. Les crédits, la maison, les enfants font le reste.
Aujourd’hui, nous n’avons plus besoin d’un Joseph Goebbels pour manipuler les foules. Les prêts bancaires suffisent.
Le pire dans tout cela, c’est que le patronat voudrait nous faire perdre nos avantages sociaux mais tout en continuant à nous faire gagner un salaire juste décent pour nous permettre de consommer.
En effet, au XIX siècle, la richesse se mesure en surface agraire, et les outils, les instruments aratoires : Les Hommes.
A la fin XX et surtout après la chute du modèle socialiste, la surface agraire fait toujours parti du patrimoine à posséder mais la surface financière, la fortune virtuelle sans cesse en augmentation a poussé les responsables vers une course en avant sans limites. Seuls les salariés du monde occidental peuvent leur apporter la croissance exponentielle de leur fortune. En effet, stables, grands consommateurs, nous travaillons vite et bien à ne produire aucune richesse réelle et palpable. Le seul intérêt à nous conserver c’est que nous aspirons plus ou moins à être comme eux. Nous recherchons le confort, la maison secondaire et le rêve inaccessible.
Nous gobons tout ce que la télévision « Goebbelienne » nous soumet de la nécessité de l’écologie aux nécessaires réformes des retraites en passant par la générosité du « Téléthon ».
Mais dans un monde de réel partage, de réelle solidarité de telles associations, de tels contributeurs ont-ils leurs places ?
Les foules occidentales sont anesthésiées par le leur de la fiche de paie.
Plus aucune révolte, plus ou presque pas de réaction.
Pourtant aujourd’hui avec la csg (que nous payons trois fois ; bientôt quatre) , la tva, les impôts directs et indirects, la crds (qui devait être provisoire) les péages (autoroutes construites avec des deniers publics : vendus ou donnés à des société privées) EDF avec fausse concurrence(parce que le nucléaire en Europe est français), La SNCF denier public, caisse privée.
L’ ursaff qui ne rembourse presque plus rien, les retraites qui seront sans aucun doute financées par des fonds de pensions.
Les médicaments et les mutuelles en hausse, La taille, la dime et la gabelle : à côté, c’était de la rigolade.

que restera-t-il de la grande idée qui fut lancée en pleine seconde guerre mondiale par le conseil de la résistance.
Les salarié(e)s continus (es) à être exploités de la même façon mais non plus physiquement en tous les cas dans nos contrés prospères. Il reste en revanche des lieux à conquérir non pas seulement par le syndicalisme mais par l’humanité toute entière comme en Bolivie ou dans les pays à fort rendement en diamants ou les enfants dès l’âge de 3 ans descendent dans les mines. L’époque de Jaurès et de Zola n’est pas encore révolue. Dans ces mondes là, l’espoir de vie ressemble à l’épaisseur d’un papier à cigarette.
Pour autant le monde syndical a-t-il disparu ?
Non, mais il n’a pas subit sa grande mutation, il croit toujours que son combat, il le gagnera en distribuant des tracts.
A l’ère de la normalisation, de la standardisation, de l’industrialisation et du tout numérique, la distribution de tracts dont tout le monde s’en moque, passe inaperçu dans un monde sur médiatisé et de toute façon manipulé.
Les grandes manœuvres syndicales consistant en des défilés et manifestations monstres ont aujourd’hui montré leurs limites, nous l’avons récemment vécu avec les contestations contre les retraites.
Ce monde et ce mode de contestation est en train de mourir.
Il y a d’autres modes de combats à inventer, qui eux aussi finiront par s’essouffler.
Le combat syndical aujourd’hui doit utiliser les mêmes armes que le patronat : Le marketing, le merchandising et tous les termes finissant par « ing » issus de la langue anglo-saxonne.
Le syllogisme dans toute cette histoire réside dans le paradoxe des hommes.
le monde occidental est apathique envers lui-même et les assauts répétés du patronat pour lui faire perdre ses droits et va s’émouvoir le temps d’avaler un café de ces situations d’enfant esclaves.
Les deux révoltes pourtant sont nécessaire, car c’est le même patron qui accorde le droit à la tasse de café en occident en faisant de gros chèques aux associations caritatives et qui maintien à l’autre bout de la planète les hommes en esclavage.

février 1, 2010

Bonne Année

Classé dans : vivre en société — ssii @ 3:38

Bonne Année

Après les meilleurs vœux hypocrites du patronat et un regard sur le rétroviseur pour voir tous les camarades licenciés sous des prétextes fallacieux ou tout simplement conventionnels et de manière, la plupart du temps, unilatérale, ou en faisant briller la prime au départ ou bien la faute grave à la place en cas de refus ; que restera-t-il  de l’année 2009 ?

Une crise qui a permis à la direction une épuration systématique des inter-contrats à salaire élevé et à durée indéterminée ;  aux fortes têtes sans protections syndicales, et aux gêneurs de tout acabits.

Mais, cela cache une réalité plus forte, plus inquiétante, plus insidieuse : un plan de licenciement sans précédent qui ne veut pas porter son nom.

Il n’y a eu aucun départ massif, ainsi les clients, les actionnaires sont rassurés. Mais pas les salariés dont la conséquence est le stress grandissant, la pression sans univoque, la peur de perdre son emploi, que les salariés subissent au quotidien.

Bien sur la charrette n’est pas pleine, elle passe inaperçue, puisque c’est le licenciement à l’unité, à la petite semaine, disparition façon baguette magique, façon Magax. Mais à bien’ y regarder l’année 2009 a coupée plus de têtes salariales que les ouvriers de nobles. Vive la révolution patronale. 2009 aura été le 1789 de la grande bourgeoisie.

Alors 2010 sera-t-elle meilleure ? Oui répond la direction. Nous avons traversé le pire, le bateau tient bon par à rapport à nos concurrents.

Soit ! Mais alors, pourquoi tous ces départs ?

Cette année 2010 ne verra pas la prime à la participation versée.

C’est pourtant bien les salariés et non les actionnaires qui ont produit la richesse !

Les caisses sont vides ; alors pourquoi faire des réunions dans des hôtels luxueux pour nous annoncer l’autosatisfaction de la direction sur l’année 2009 ? Pourquoi les dirigeants  se réunissent-ils trois jours à la montagne au frais du salarié ?

Camarades, votre travail est le fruit de l’enrichissement des actionnaires qui ne produisent rien, qui n’auront jamais le dos brisé par le travail, les mains moites de sueur.

Le gel des salaires que nous subissons depuis plusieurs années n’est pas perdu pour tout le monde.

Si votre salaire stagne, celui de vos dirigeants explose.

Alors vous pouvez rester les bras croisés ou vous mobilisez. En tous les cas, personne ne le fera à votre place. Votre avenir vous appartient ! Regardez passer le train ou montez dedans.

Alors oui ! Bonne année cher patronat. Bonne année  chers actionnaires et très mauvaise année chers salariés.

septembre 22, 2009

La folle pandémie.

Classé dans : vivre en société — ssii @ 10:46

Quelle est belle la France quand elle cherche des solutions à des problèmes inexistants. Comme elle se démène pour faire peur, pour inquiéter, pour affoler les pauvres gens. Et cela marche.

Bientôt, nous verrons des cohortes d’individus marcher avec des masques sur le nez, marchants pieds écartés comme des gosses jouant à la marelle pour éviter les crachats. 1968-69, la troisième et dernière pandémie du 20e siècle. Le monde, et surtout les Etats-Unis, ont vacciné à tour de bras. Pourtant un seul mort !

 

En citant : Pierre BIENVAULT journaliste à la Lacroix

 

« En France, en 1968-1969, l’épidémie n’est pas passée inaperçue. Il y avait un engorgement des hôpitaux, mais ce n’est qu’en revisitant les chiffres à posteriori qu’on s’est rendu compte que cette grippe avait fait 30 000 morts en excès dans notre pays », explique le professeur Flahault.

Y a-t-il des leçons à tirer de ces épidémies passées ? Les spécialistes répondent qu’elles ont fourni de précieux renseignements sur le mode de diffusion des virus grippaux, leur capacité de mutation, leur imprévisibilité et le profil de leurs victimes.

Tout en reconnaissant que jamais le monde – tout au moins les pays riches – n’a été aussi bien armé pour affronter ce nouvel épisode pandémique. « La question essentielle, aujourd’hui, sera notre capacité à nous montrer solidaires des plus démunis. Et nous prendrions une responsabilité historique en laissant cette grippe faire des ravages dans les pays les plus pauvres de la planète », prévient le professeur Derenne.

 

En conséquence, tout ce que le patronat peut dire sur l’état actuel n’est que pure conjoncture.

Personne ne sait comment cela peut évoluer et dans quelle proportion puisque, par définition, il y a mutation.

 

Alors pourquoi ces peurs, ces craintes reliées par les médias.

 

Je vois deux raisons à cela. Tout d’abord, Ben Laden ne fait plus parler de lui et les journalistes n’ont plus rien à se mettre sous la dent.

Ensuite, il est fortement utile de tenir la population en état d’alerte, en état de guerre. Ainsi, dans la peur, tous les textes de loi sont possibles, Toutes les remises en cause des droits des salariés sont justifiés puisqu’il s’agit du bien de la Nation. Tous unis derrière le grand chef Naboléon Sarkosy.

 

 

Accessoirement, les industries pharmaceutiques tournant à plein régime, celles-ci vont s’enrichir sur le dos des salariés.

 

Camarades, la fin du 19ème siècle et tout au long du 20ème, la lutte ouvrière a acquis et obtenu par de fortes luttes, tout un dispositif de protections juridiques, un arsenal qui brisait la vindicte patronale.

Le vingt et unième siècle et l’érosion de tous ces acquis, les uns après les autres, partent aux oubliettes du temps. Sous prétexte de 11 septembre, sous prétexte de faillite monétaire mondiale, sous prétexte de pandémie.

 

Tout passe comme une lettre à la poste puisque tout parait tellement vrai.

Le monde n’est pas en guerre militaire. Ce n’est pas la troisième guerre mondiale. Non c’est plus vicieux, plus  insidieux, c’est la première guerre mondiale psychologique.

 

Au dix neuvième siècle, le patronat a donné la charge et tirait sur la classe ouvrière. Résultat : il a perdu les 8 heures, les congés payés, la sécurité sociale, etc….

 

Aujourd’hui, en douceur, sans bruit mais avec une redoutable efficacité, il est en train de tout reprendre.

 

Vive la télévision, vive les média, vive le patronat.

mars 6, 2009

Les handicapés ne sont pas toujours ceux que l’on croit

Classé dans : vivre en société — ssii @ 5:17

Quand les entreprises handicapent les handicapés 

Si la loi encourage les entreprises à négocier des accords pour l’insertion des travailleurs handicapés, encore faut-il que ceux-ci soient ambitieux, généreux et que l’entreprise préserve/protège le salarié en CDI sans l’éconduire/le rejeter une fois l’accord signé.

Pour autant, un accord pérenne suppose un suivi sérieux, des objectifs passionnés parce qu’humains et grandioses car la Cause est juste. Il est impératif que les commissions dudit suivi soient paritaires, que les syndicats aient un droit de regard sur les finances déléguées à cet objectif. Sinon, nous assisterons bientôt à une dérive qui consistera à offrir aux entreprises un moyen de se faire de la publicité à moindre coût. Le sponsoring est une autre déviation qui consiste à faire valoir l’image de l’entreprise en ponctionnant le budget affecté aux handicapés.

Bien évidement, tout cela de manière volontaire ou involontaire laissant croire au monde extérieur, à la société civile, qu’elles participent à l’effort social. Ce problème relève sans aucun doute des pouvoirs publics mais aussi de vous, de nous, de moi.

L’organisme ayant en charge la récolte des fonds issus  des non accords ou du dysfonctionnement au sein des entreprises s’appelle l’AGEFIPH. Celui-ci croule sous les finances et ne peut plus absorber les peines pécuniaires. Aussi est-il aisé pour une société de ne point régler les sommes colossales dues du fait de leurs infractions et d’être tentée de détourner les montants des sanctions financières au profit d’autres causes plus … publicitaires.

Lorsqu’une entreprise se fixe comme ambition un taux de recrutement de 1% alors que la loi lui impose 6%, les salariés en poste et les futurs salariés sont en droit de se poser des questions. Et bien sûr, comme ils ne sont pas encore embauchés….

Tant de chemin reste à parcourir pour une véritable intégration des salariés handicapés. Restons vigilants (es) car leur avenir est aussi le nôtre.

Lire a ce sujet l’excellent article de la CGT sur le site suivant: http://www.cgt.fr/spip.php?article1454

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